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Un pape pour l'apocalypse - Jean-luc Marcastel

  • mandyrighini
  • 3 mars 2025
  • 2 min de lecture

Un pape pour l'apocalypse

Jean-Luc Marcastel

Paru en 2017

Chez Pygmalion

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Résumé :

À Aurillac, le capitaine Malo Sinclair s’ennuie...


Il faut dire que Malo, jeune as prometteur de la police criminelle du quai des Orfèvres, avait tout pour monter vite et haut dans la hiérarchie… s’il n’avait eu la malheureuse idée de démolir le portrait d’un suspect, fils d’un ministre. Pour le protéger autant que pour le punir, son chef a décidé de le mettre « au vert ». Et pour ce faire, quoi de mieux qu’Aurillac, préfecture du Cantal, où l’on compte plus de vaches que d’habitants ?


Après deux ans, Malo est à la limite de la dépression.


C’est alors qu’on l’appelle pour une affaire de vol sur le chantier de fouille de l’abbaye Saint-Géraud récemment mise à jour. Une tête mécanique, incroyable vestige, presqu’une légende urbaine, a disparu. Enfin une affaire qui sort de l’ordinaire ! Mais, quand les cadavres pleuvent, Malo ne peut se dire qu’une chose : il n’en demandait pas tant...


Un polar ésotérique autour du personnage de Gerbert d’Aurillac, le sulfureux Pape de l’an Mil.


Avis :

J'ai redécouvert Jean-Luc avec un registre adulte, alors que je ne le connaissais que pour ses jeunesses.

Cette fois, il nous propose un thriller ésotérique mêlant savamment polar et fantastique. J'avais peur d'être déçue à cause du résumé. Mais non, j'ai aimé cette lecture.

On retrouve la touche Marcastel avec la plume et le vocabulaire qui lui est propre, son souci de faire découvrir des pans obscurs et méconnus de l'histoire ainsi que son amour pour le Cantal.

Comme de coutume, il faut du temps pour s'acaparer le récit et c'est seulement en post-lecture que je saisis à quel point j'ai apprécié le moment. À mes yeux, J-L a usé très scolairement et agréablement des codes du polar avec des persos assez caricaturaux et des poursuites policières qui nous emmènent de pays en pays. Mention spéciale pour Albert qui pourrait parraître de trop mais qui ne l'est point. Il participe pleinement à l'humour ambiant qui était plus qu'à mon goût.

Enfin, même si c'est fictif, j'ai adoré deouvrir l'histoire du pape Gerbert d'Aurillac et la légende qui l'entoure encore de nos jours. Et il est appréciable que le roman se termine sur une touche aussi mystérieuse que cette dernière.

"—Le diable, capitaine, c'était le diable... Je l'ai vu, je vous dis.

—Ah ! Vous le reconnaissez comme ça, vous ?"


"Malo abandonna. Il est des choses contre lesquelles on ne peut rien : les ouragans, les raz-de-marée, les tremblements de terre, les éruptions volcaniques, les avalanches... et Albert."


"—Non, Albert, vous ronflez tellement fort que jamais je n'aurais pu entendre ce que notre spécialiste, ici présente, a à nous raconter.

Réflexion qui entraîna aussitôt une réaction :

—Je ronfle pas fort, patron.

—Non, Albert, vous ne ronflez pas fort, convint Malo. Vous ronflez monstrueusement fort."


"—Jolie justification pour un assassinat. [...]

—Quelque part, on peut le comprendre... Une vie contre toute l'humanité...

—Ça commence comme ça, et on justifie tout, les massacres, les épurations ethniques... même les camps de la mort. Un meurtre reste un meurtre."

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