The kiss quotient -Helen Hoang
- mandyrighini
- 9 juil. 2024
- 3 min de lecture
The kiss quotient
Helen Hoang
Paru en 2023
Chez Hugo poche
Résumé :
Stella Lane est une femme brillante pour qui les chiffres n’ont aucun secret. Si sa carrière professionnelle est parfaitement épanouie, sa vie personnelle est un échec. Elle est affectée d’une forme d’autisme qui la tient éloignée des autres. Quant à sa vie amoureuse … Elle est inexistante. Stella comprend mal l’intérêt d’avoir un homme dans sa vie mais, curieuse et poussée par sa mère qui se désespère de la voir célibataire, elle décide ce résoudre ce problème comme une équation mathématique : avec méthode et détermination. Elle sollicite les services d’un escort boy pour qu’il lui apprenne les bases des relations amoureuses. Michael loue son corps, à contrecœur, aux femmes sensibles à son charme. Quand il fait la connaissance de Stella, il est stupéfait : pourquoi une si jolie femme, tellement brillante, a-t-elle besoin de ses services ?
Il va vite découvrir sa timidité, ses craintes. Ensemble, ils vont apprendre à les dompter, à vaincre le mur qui se dresse entre Stella et le bonheur.
Avis :
Ok, j'ai pleuré alors que c'était une new romance toute en légèreté et en mignonnerie.
Du coup, je vais vous faire une chronique d'Apergirl aujourd'hui. On va lister et compatimentaliser.
Let's go pour l'histoire. Trope escort boy, on change un peu des classiques enemies-to-lovers ou forbidden love. Le mec n'est pas un bad boy, il fait ça pour garder sa famille à flot. Il va tomber sur Stella, une fille un peu à part, bourreau du travail et aux réactions à côté de la plaque. C'est peu dire... Elle a une étrange requête : elle veut le payer pour qu'il lui apprenne la vie de couple, le s***, les rencarts, enfin tout le package. Je ne vous fais pas le tableau. Evidemment, qu'ils vont tomber amoureux et qu'il y aura du smut -atypique aussi notez le bien.- Y a pas grand chose à dire de plus. Si on s'en tient aux faits, l'histoire est efficace mais somme toute banale.
J'ajouterai une parenthèse sur Me, la mère de Michael. Son perso tient une petite place mais elle a été ma préférée. C'était dans sa façon de parler, son manque d'instruction et pourtant elle avait une forme d'intelligence et de justesse très touchante.
Mais venons en à l'autre point. LE point. Stella est autiste. Et là, j'aimerais vous dire que c'était cliché, que l'autrice en faisait trop en marginalisant sa prota au passage. C'est ce qu'on reproche souvent à ce type de romance, non ? D'aller trop vite, d'insister lourdement sur les traits de caractère des persos. Mais pas ici. L'autrice insiste, oui, pour mieux aider les neurotypiques à comprendre. Elle n'exagère pas. Tout est vrai même s'il existe un tas de différences sur le spectre autistique, comme pour tous finalement.
En lisant ce livre, je me suis pris mes propres peurs, mes propres incertitudes, mes propres particularités en pleine face. Donc forcément, j'ai pleuré et j'en ressors avec autant de doute que d'apaisement. Ca ne devait être qu'une romance parmi tant d'autres...
"Petits-enfants signifiait bébés. Et couches. Des montagnes de couches. Des couches qui explosent. Et des nourrissons hurlant, vomissant des braillements de banshee à vous écorcher l'âme que même les bouchons d'oreilles les plus performants ne pouvaient oblitérer. Comment des êtres aussi petits pouvaient-ils pleurer aussi fort et aussi longtemps ? En outre, qui disait bébé disait mari. Mari signifiait petit ami. Petit ami signifiait draguer. Draguer signifiait coucher avec des hommes."
"Elle se laissa tomber sur le sol, les genoux relevés contre la poitrine pour tenir la solitude à distance."
"-Je suis surpris que tu aies utilisé les termes "levrette" et "amazone", constata-t-il, amusé malgré lui.
Elle rougit et rajusta ses lunettes.
-Je suis inexpérimentée, pas débile."
"Personne n'aime la franchise. Sauf quand on fait des compliments. Parvenir à comprendre ce que les gens peuvent entendre est très compliqué, surtout quand je ne les connais pas. Une conversation pour moi, c'est un champ de mines."
"Si un enfoiré te rejette parce que tu es autiste, il ne te mérite pas. Tu m'entends ? Tu n'as pas à avoir honte de ce que tu es."
"Elle ne pouvait pas ne pas sombrer dans l'obsession quand elle aimait quelques chose.
Son esprit tournait en rond à essayer de résoudre le problème. Même si elle n'était toujours pas une championne en société, elle avait beaucoup progressé depuis quelques années. Si elle se concentrait et surveillait ses propos, elle était capable d'interagir avec les gens sans les gêner ; la plupart du temps, il ne restait plus que l'obsession."







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