Mégalithes Rock - Sonia Fournet-Pérot
- mandyrighini
- 15 janv. 2023
- 3 min de lecture
Mégalithes Rock
De Sonia Fournet-Pérot
Paru en avril 2022
Chez Les Ardents Editeurs

Résumé :
Toc, toc, toc ! Qui est là ? Pierre. Pierre qui ? Pierre à feu…
Voilà à quoi pourrait se résumer ma vie ces dernières semaines. Un brin elliptique ? Ok, alors imaginez deux secondes une sorcière débutante, tout fougue tout flamme, infoutue de maîtriser des pouvoirs dix fois trop grands pour elle, et qui, par je ne sais quel coup du sort (aïe !), se retrouve impliquée dans une série de meurtres sordides venant troubler le repos de ces vieux messieurs granitiques qui jalonnent fièrement la campagne limousine. Un peu fort de café ? Je suis bien d’accord. Si j’avais droit au chapitre, les histoires de gros cailloux, je préfèrerais les laisser à ce cher Sisyphe, parce que mes pierres à moi, elles ne roulent peut-être pas, mais elles me collent des cadavres sur les bras.
Avis :
Je ne sais pas si c'est le plaisir de retrouver Ethel et son franc-parler, mais j'ai encore plus vite accroché que lors du premier tome. La romance entre Ethel et Théo repart rapidement de plus belle et ce n'est pas pour me déplaire ! Merci Sonia pour ce doux petit spoil lors de notre rencontre au salon de Brive.
Passées les retrouvailles tant attendues, j'ai trouvé le début assez lent sur le fond malgré la dynamique de l'écriture. L'histoire traine et se met doucement en place mais d'un coup, la machine s'emballe.
On se retrouve plongé dans une série de meurtres, tous plus sanguinolents les uns que les autres, basés sur un fond de mysticisme agrémenté d'une touche d'histoire limousine avec les mégalithes. J'ai trouvé le concept génial. Même si tout est romancé, j'ai eu envie de partir à la rencontres de ces géants creusois.
L'intrigue n'est pas laissées pour compte et j'ai mis plus de temps à trouver le meurtrier par rapport au tome précédent. C'est bien joué de la part de l'autrice, je ne suis pourtant pas facile à berner ! Elle en dit très peu, ce qui laisse le champ des possibles grand ouvert et les personnages brillent par leur absence. Vous ferez vous piéger, vous aussi ?
Puis, la fin est rapide et la chute sans appel. Le dernier meurtre étant vraiment l'apothéose. C'est bref, intense et j'ai aimé, malgré l'évidente note de tristesse.
Je dis maintenant au revoir à Ethel et Théo et j'ai hâte de les retrouver dans l'ultime tome, qui d'après l'autrice, devrait se dérouler dans ma belle campagne corrézienne.
"Saleté de migraine. C'est un peu ma concierge intrusive personnelle. Elle débarque avec ses gros sabots et il me faut des heures pour la foutre dehors"
"Citez- moi un héros qui a déjà brandi son linge de lit contre les forces du mal ? Vous donnez votre langue au chat ? Normal : c'est comme une Cinquième République gouvernée par le peuple : ça n'existe pas, à part dans les contes de fées !"
"Un : je suis un danger public ; deux : Théo est un danger pour mon cœur défaillant ; trois : à cœur déconnant, tout est sensible."
"la machine de destruction massive Parcours Soupe me file littéralement la gerbe. Trop de carottes gâtées pour les ânes que nous ne sommes pas. [...] Le système n'a étrangement que faire de l'opinion de ceux qui sont les fondements de son fonctionnement - rien de nouveau sous le soleil, malheureusement. Ne lui importent que la rentabilité et la formation corrélative de futurs cerveaux prêts à l'emploi sans ambition ni libre-arbitre. Un aller simple pour l'Idiocracy."
"Un raclement de gorge nous rappelle que nous ne sommes pas seuls.
- ça va ? Je ne vous gêne pas trop...?
Théo réplique aussi sec sans me quitter des yeux :
- Tant que tu ne l'ouvrais pas, tout allait très bien."
"- ça t'arrive souvent de jouer les descentes de lit ? [...]
- Il n'y a que toi que je laisserais piétiner mon âme."
"- Juste une question : vous avez déjà été présenté personnellement au loup de Théo ? [...]
- Je n'ai pas eu ce désagrément, non. Mais ça reste une espèce de clebs.
- Ouais, enfin sous anabolisants, le clebs, façon loup géant de Westeros."
"La mort est imprévisible, comme un roman de George R.R. Martin..."
"- Laisse tomber, petite flamme... Les cons, ça ne s'excuse jamais. C'est même à ça qu'on les reconnait !"
"Moi qui me suis levée d'excellente humeur, disposée à en découdre avec le granit, me voilà aussi aimable qu'un Docteur House privé de lidocaïne. [...] on élimine des pistes, dixit Monsieur Je-vais-bien-tout-va-bien ; je t'en donnerais moi ! On est dans les choux, oui ! Et le premier qui me dit que ça rime avec caillou, je le bute"
"Espèce d'empafé : Butor de corniaud ! Bougre de pignouf ! Gougnafier !
- Théo, faut contacter le fan club d'Hergé, on a retrouvé le Capitaine Haddock !"





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