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Les sœurs Carmine - Ariel Holzl

  • mandyrighini
  • 29 mars 2024
  • 3 min de lecture

Les sœurs Carmine

Ariel Holzl

Paru en 2023

Chez Naos

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Résumé :

Grisaille, sinistre cité gothique où les mœurs sont plus que douteuses…


On s’y trucide allègrement, surtout à l’heure du thé, et huit clans d’aristocrates aux dons surnaturels conspirent pour le trône. Dans cette atmosphère où la mort est aussi banale que divertissante, les trois sœurs Carmine tentent de survivre aux complots, aux sombres secrets de famille et aux créatures de la nuit.


Merry, une monte-en-l'air maladroite, court les toits et cambriole les manoirs pour gagner sa vie. Tristabelle, la belle sociopathe, ne rate jamais un bal ni l'occasion d'éliminer ses rivales. Dolorine, la petite dernière, converse allègrement avec les fantômes en compagnie de Monsieur Nyx, sa peluche maléfique. Toutes trois vont vivre des aventures rocambolesques et surprenantes !



Ariel Holzl nous offre une peinture exquise de Grisaille et de ses étranges habitants, le tout sur un ton grinçant, plein d’humour et de cynisme. Une lecture fraîche comme la brume, aussi désopilante qu'une exécution publique et qui plaira aux jeunes comme à celles et ceux qui se rapprochent de la tombe !


Avis :

Non mais c'est quoi cette saga ?! Fantasy jeunesse ? Steampunk young adult ? Famille Adams 2.0 ? Pur ovni littéraire que je qualifierai peut-être de conte pour adulte.

A Grisaille, tout type de "créatures" se côtoient et celles à l'apparence la plus "normale" sont peut-être les pires. Les sœurs Carmine , jeune filles en marge de cette société délirante et sanguinaire, se retrouveront au milieu de complots et querelles politiques qui pourraient mener à une purge drastique du pays.

Tout est dingue dans cette histoire. Impossible de s'ennuyer, il se passe quelque chose à chaque page. Mais surtout, je ne savais plus où donner de la tête face à ce worldbuilding d'une richesse et d'une intelligence inégalables. Rien n'est laissé au hasard, les mots prennent un sens tout particulier. Et puis, même si ces livres sont uniques -déjà qui est capable de passer de la 1ère pers à la 3e avec une telle aisance ?- on sent aussi les influences de l'auteur. J'ai perçu comme une volonté de rendre hommage à un certain type d'art, à la croisée de Tim Burton et de Neil Gaiman. Je vous épargne cette obsession des yeux qui a le don de me donner des sueurs froides.

Enfin, le point fort de la saga est sans conteste l'humour. Il est noir, décalé et glauque à souhait. Mon dieu, j'adore ça ! Avec Ariel, même les "romances" prennent une saveur particulière -Tristabelle, il faut se soigner !-

J'ai passé 600 pages à me tenir les côtes, de la mère qui fait du S'Hex aux filles qui prennent les pilules du non lendemain. Je me suis extasiée devant le calendrier en vigueur à Grisaille mais c'est le glossaire final qui m'a achevée.

Alors qui de l'intrépide Merryvère, de la jeune Dolorine flanquée de sa peluche maléfique ou de la psychotique Tristabelle saura vous convaincre ? Pour ma part -et j'en suis la première surprise, sachez-le- ce fut cette dernière qui, je le crains, a laissé sa paranoïa me déteindre dessus. Oui, vous là-bas, arrêtez de m'épier !!

"L'oiseau matinal attrape le ver de terre. L'oiseau malchanceux sert de dîner aux asticots."


"L'aînée destinait cette somme (NB : sa dot) à un futur époux avec autant de ferveur qu'un condamné au gibet tressant de ses propres mains la corde destinée à le pendre. C'est-à-dire bien peu."


"Ce qui ne vous tue pas est ce que vous avez tué le premier."


"Monsieur Nyx m'a chuchoté que c'était vraiment pas une bonne idée. Parce que la parole de la royauté, d'après lui, ça a autant de valeur qu'une allumette dans une mine de soufre."


"Et puis, les maris, c'est comme les chatons : ils paraissent mignons au début, mais ils grossissent, réclament de plus en plus d'attention et risquent même de vous faire des petits. Vous finissez par ne plus avoir qu'une idée en tête : noyer tout le monde."


"Bon, Mme Boggartine, c'est "l'expiation qui confine l'arrête"...

C'est une expression que Monsieur Nyx m'a apprise : ça veut dire qu'on s'en moque un peu, quoi."


"Je n'avais jamais vu une telle grippe... Vous aviez assez de fièvre pour infuser du thé dans votre occiput !"


"Parfois les choses changent. Les choses finissent. Les choses meurent. Et les gens, aussi."


"Elle pensa alors que ses contes avaient un point commun avec la vraie vie : non pas qu'ils se finissaient tous bien, non pas qu'ils se finissaient tous mal...

Ils se finissaient, voilà tout."

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