Les douleurs fantômes - Mélissa Da Costa
- mandyrighini
- 30 juil. 2024
- 4 min de lecture
Les douleurs fantômes
Je revenais des autres, tome 2
Mélissa Da Costa
Paru en 2023
Chez Le Livre de Poche
Résumé :
Rosalie, Gabriel, Tim, Anton et Ambre formaient un groupe d'amis soudés jusqu'à ce qu'un drame les éloigne les uns des autres. C'est pourtant un appel au secours qui, cinq ans après, va à nouveau les réunir. Entre silences amers et regrets, ces retrouvailles vont raviver leurs douleurs fantômes et bousculer leurs certitudes : mènent-ils vraiment la vie dont ils rêvaient ?
Un rendez-vous à la croisée des chemins qui leur prouvera qu'on peut se perdre de vue, mais pas de cœur... Et qu'il n'est jamais trop tard pour changer de vie et être heureux.
L'amour des autres, le goût du bonheur, la guérison des blessures passées : après le succès de Je revenais des autres, Melissa Da Costa nous fait partager, avec délicatesse et sensibilité, une formidable histoire d'amitié et de vie.
Avis :
Double claque avec cette suite que j'ai détestée dès la première page. Oui j'ai détesté juste parce que je n'aimais pas la tournure des événements hein. Parce que ce livre est parfait et il m'a fait vibrer. Mais comment peut-on en arriver là après la fin du tome 1 ?
Enfin bref, Ambre, Rosalie, Tim, Gabriel et Anton se retrouveront, un peu malgré eux, pour les fêtes de fin d'année à Arvieux. Ils ont grandi. La vie les a éloignés. Mais peut-être que ce n'est pas fini. Que tout le monde a le droit d'être heureux une deuxième fois.
Volontairement, j'essaye d'être évasive, de laisser à Ambre le soin de dévoiler sa vie. Je m'en voudrais de vous gâcher cette histoire, notamment la relation amoureuse. Et je vous jure, c'est très dur. J'ai tant envie de crier sur les toits ce que j'ai ressenti pour les persos.
Je m'attarderai simplement sur Anton. Au début, je l'ai haï, au moins autant que Ambre. Je n'ai même pas les mots pour m'exprimer. Puis, j'ai entraperçu ce qu'il avait vécu, dans quoi il s'était retrouvé enfermé un peu malgré lui et j'ai compris. Comme Ambre, je lui ai pardonné. Et quand on arrive à passer outre un tel passif, les liens sont immuables.
Sinon, cette relation amoureuse que vit Ambre, je n'ose même pas en parler. Ca se chuchote une histoire pareille. C'est tellement intime. A l'instar de la maman de Ambre, j'étais dépassée mais surtout admirative. Il y avait tant d'ingénuité et d'intensité en même temps. Un amour comme celui-ci n'arrive pas tous les jours.
Certaines scènes m'ont émue aux larmes. Celle du cimetière en particulier m'a déchiré le cœur et effrayée à la fois. Et c'est finalement l'épilogue où j'ai retrouvé Joanne qui aura eu raison de moi.
Je ressors de cette lecture avec une envie de voir la vie différemment. Avec l'impression que l'effet papillon existe et qu'il peut être positif. Tout a une raison d'être et même les pires moments peuvent engendrer le meilleur.
"Il t'a déjà vue pleurer ?
-Quoi ?
-Il t'a déjà vue pleurer, oui ou non ?
-Non... jamais... Pourquoi ?
-C'est dans les larmes qu'on apprend réellement à se connaître, tu ne crois pas ?"
"Est-ce qu'on est pleinement heureux qu'une fois dans sa vie ? Est-ce que ma chance est passée ?"
"Elle tenta d'ignorer le tic sur le visage de Tim qui devait songer que, décidément, tout était toujours une histoire de livres avec elle."
"La paume de Tim avait laissé comme une brûlure sur sa peau. Impossible d'ignorer cette sensation. 'était comme Si Tim tenait toujours sa main dans la sienne. Une sensation semblable aux douleurs fantômes, après une amputation."
"Il avait toujours trouvé ces petits noms ridicules et impersonnels. Il disait qu'il n'y avait rien de plus fort qu'un prénom et que c'était dommage d'enlever ça à une personne pour lui assigner un surnom usé à force d'être utilisé par des centaines et des centaines de couples."
"Je l'ai cassé, tu sais. Totalement brisé. Mais toi, tu sais comment le réparer, pas vrai ?
-Je ne sais pas si je me souviens vraiment...
-Ca ne s'oublie pas."
"-Ca doit être la chambre qui veut ça... La chambre des atypiques, déclara-t-il.
-Des atypiques ? En quoi on était des atypiques ? [...]
-On l'était, c'est tout. Mais on avait pas besoin de porter des ponchos et de jouer de l'harmonica pour ça."
"Oui mais si jamais... si jamais tu t'évaporais, ou... ou tu te faisais enlever... je me disais... on devrait toujours se dire au revoir au cas où on ne se reverrait plus jamais... non ?"
"Parfois quand on ne va pas bien, on a du mal à avoir une bonne vision de son champ des possibles. On noircit tout. On a l'impression qu'il n'y a plus rien devant. Aucune direction envisageable."
"-Alors ? Je réserve pour quelle heure ?
C'était tout lui ça. Il ne demandait pas [...] Il affirmait, il agissait, il prenait, tout simplement."
"Quand je te parle à toi, j'ai l'impression de me parler à moi-même."







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