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Les carnets de l'apothicaire, tome 1 - Hyuga Natsu

  • mandyrighini
  • 5 mars 2024
  • 3 min de lecture

Les carnets de l'apothicaire

Tome 1

Hyuga Natsu

Paru en 2022

Chez Lumen

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Résumé :

Une jeune apothicaire face aux arcanes du pouvoir impérial...


À dix-sept ans, Mao Mao mène une vie dangereuse. Formée dès son plus jeune âge par un apothicaire des bas-fonds de la capitale, elle se retrouve enlevée et vendue comme servante dans le quartier des femmes du palais impérial. Pour échapper à la mort dans cette forteresse coupée du monde extérieur où complots et machinations se succèdent, la jeune fille doit cacher ses connaissances – bref, se fondre dans la masse.


Mais quand les morts suspectes de princes nouveau-nés mettent la cour en émoi, la passion de Mao Mao pour son art reprend le dessus. À force d'observation, elle découvre le pot aux roses... et se retrouve repérée par Jinshi, un mystérieux haut fonctionnaire à la beauté étrange. Devinant ses talents, il la promeut goûteuse personnelle d'une des favorites de l'empereur. Or, au beau milieu de ce nid de serpents, le moindre faux pas pourrait être fatal à la jeune fille...


Découvrez la face cachée du saint des saints de la cité impériale ! Dans ce monde de femmes régi par les hommes, Mao Mao aura besoin de toute sa sagacité et de tout son savoir pour démêler les intrigues de cour... Phénoménal succès de librairie au Japon bientôt adapté pour le petit écran, ce roman permet de découvrir une période de l'histoire fascinante et une héroïne incroyablement attachante.


Avis :

Retour au pays du soleil levant avec une lecture quelque peu déconcertante aux côtés de Mao Mao, une apothicaire intelligente, qui tentera de survivre au sein de la cité impériale.

J'avais une impression de mini scénettes, sans lien apparent, mais ce qui est somme toute logique lorsque l'on sait qu'il s'agit initialement d'un light novel japonais.

En effet, Mao Mao devra résoudre quantité de "mystères" sans queue ni tête, souvent pour le compte de l'étrange Jinshi. Et c'est seulement vers la fin qu'on comprendra que quelque chose de plus grand se prépare... Les intrigues de cour étant plus présentes que jamais.

En parlant de Jinshi, ce garçon est aussi irritant et collant qu'une verrue au pied dont on voudrait se débarrasser. Mais bon dieu que j'ai pu rire lorsqu'il entrait en scène. Il a largement contribué à tout plein de situations cocasses, rien qu'avec ses sentiments qu'il ne maîtrisait pas vraiment.

Maintenant place à Mao Mao. J'ai adoré son perso. Dur à dire mais cette fille est vive et ingénue à la fois, complètement détachée des émotions des autres et incapable d'interactions sociales basiques -oui, oui, la norme lui échappe- Elle a des intérêts spécifiques -c'est quoi cette obsession pour les poisons ?- et une fascination sensorielle parfois troublante. Elle m'a fait ressentir des émotions bizarres, comme si elle aussi présentait un profil neuro-atypique qui aurait pu nous rapprocher.

Bref ce roman, plutôt conséquent et riche, c'est des lien filiaux à s'en donner mal à la tête, un côté cru avec des remarques grivoises typiques de la littérature japonaise et des inégalités hommes/femmes à vous laisser coi.

Mais prenez garde, les hommes ont beau régner en maîtres, la gente féminine préfère, elle, rester dans l'ombre pour mieux tirer les ficelles !

"Son expérience d'apothicaire lui avait appris qu'il n'existait aucune toxine plus terrifiante que le sourire d'une femme..."


"Si la parole était d'argent, le silence, lui, était d'or, comme disait le proverbe."


"On ne pouvait pas raisonnablement attendre des gestionnaires d'un pays qu'ils atteignent la perfection. Après tout, se barricader contre les inondations ne protégeait pas de toutes les tempêtes."


"Si toutes les fleurs fanaient, celles qui ne donnaient pas de fruits perdaient toute valeur. Mao Mao avait beau s'être familiarisée avec ce raisonnement, il était un rappel constant de leur captivité à toutes."


"Il n'était rien d'inexplicable en ce bas monde. Ce qui semblait défier l'imagination n'était que la preuve des limites de la connaissance humaine."


"-Qu'avait-elle à perdre ? fit remarquer la jeune fille. A sa place, entre le datura et la peine de mort, moi aussi j'aurais tenté ma chance.

-Même libre, tu aurais tenté l'expérience, railla Jinshi."


"A bien y réfléchir, Lihaku trouvait en effet à la jeune fille un petit côté félin. Comme un haret, elle se tenait sur ses gardes en présence de ses pairs et, s'il y avait à manger, elle s'approchait juste assez pour prendre ce dont elle avait besoin avant de s'éloigner aussitôt."

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