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Les Carmidor, tome 1 - Olivia Gometz

  • mandyrighini
  • 24 juin 2025
  • 3 min de lecture

Trahir et survivre

Les Carmidor, tome 1

Olivia Gometz

Pack Plume Blanche 2025

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Résumé :

« Il n’est nulle gloire sans nom. » Le royaume de Rubisie se déchire entre l’Ouest, appauvri par de graves sécheresses, et les riches duchés de l’Est, dont l’influence menace le roi. Mus par l’ambition, les nobles continentaux et la puissante famille Carmidor s’allient contre la dynastie royale. Seule la princesse héritière, Dista Arvagna, échappe au massacre. Entre complots, assassinats et montée en puissance d’une secte religieuse prédisant le soulèvement des océans, les Carmidor doivent lutter pour leur survie, quels que soient les sacrifices. Plus que les autres, ils le savent : les vagues les plus dévastatrices seront faites de larmes et de sang.


Avis :

Nos Carmidor n'ont rien à envier aux pires dynasties de GOT !

Ce 1er tome impose un worldbuilding dark fantasy du tonnerre. Bon, il fait honneur au genre de par sa complexité avec des persos à tout va et des noms à coucher dehors. Au début, on s'emmêlent les pinceaux mais quand on le tient, c'est pour la vie !

Et là, un flot de trahisons, de duplicités, de complots, d'assassinats s'abat sur nous. On ne sait plus où donner da la tête et on prie pour qu'elle reste sur nos épaules. Le jeu politique est un classique mais il est bien fait. Surtout quand les croyances religieuses et des créatures annonciatrices de colère divine s'en mêlent.

Côté persos, comme dirait Clem, peu d'attache. Peut-être parce qu'on sait qu'ils ont tous une épée de Damoclès au-dessus de leur tête. En tout cas, le morally grey et l'humour noir règnent en maîtres. Il y a ce pauvre Dorio qui semble le seul capable de remords, un Aron tout en ambigüité —impossible de savoir si on l'aime ou s'il fait pitié— ou encore un roi Rehard d'une couardise navrante —j'en préfèrerai presque Quopras.— mais Giorda est inconstestablement la meilleure. Elle a des punchlines à mourir et n'arrive jamais à plier face à la gente masculine et sa stupidité.

Car oui, le gros de l'horreur réside dans la patriarcat. L'autrice a fait du travail dessus. Il y a des morts, des scènes sanglantes mais aucune n'atteint le degré de violence dont les hommes font état. C'était choquant, alarmant, une vraie dénonciation.

Oups, je m'arrête là. J'avais apparemment beaucoup à dire... Mais je ne tarderai pas à me plonger dans le tome 2.

"Il n'est nulle gloire sans nom."


"Le savoir et le pouvoir sont les deux tranchants d'une même épée, énonça-t-il. Mais parfois, cette épée peut se retourner contre vous. Parfois, l'ignorance est un bouclier."


"—Dis-moi, Giorda, pourquoi ne portes-tu pas nos couleurs ? [...]

—Je ne venais ni en riche héritière ni en conquérante de Virda. Je me présentais au roi en tant qu'innocente pucelle de sang noble.

Dorio leva les yeux aux ciel. Vierge, bien sûr que Giorda l'était : elle était bien trop maligne pour offrir son honneur sans en exiger le juste prix. Mais innocente était un qualificatif qui ne seyait décidément pas à sa sœur.

—Une innocente pucelle au décolleté plus qu'affriolant, souligna Bargald.

—Pucelle, pas prêtresse de Virvina, rétorqua la Corancienne."


"—Peut-être que tout cela reste trop complexe pour une femme.

Giorda releva la tête et le toisa avec suffisance.

—Vous avez raison, seigneur Virdemis. La politique est une partie d'échecs ; et il se trouve qu'aux échecs, la pièce la plus puissante, c'est la dame."


"—Et savez-vous que je pourrais faire décapiter le baron Dépinant pour vous avoir révélé cette information ? menaça-t-il. [...]

—Voyons, Sire, ricanna-t-elle, ne trouvez-vous pas qu'il y a eu assez de têtes tranchées, ces derniers temps ? Personnellement, j'ai perdu le compte..."


"—Je suis enchanté de vous rencontrer, Giorda. J'ai tant entendu parler de vous que j'ai le sentiment de vous connaître depuis des années. Cela dit, rien ne m'avait préparé à affronter votre beauté.

—Dans ce cas, veuillez m'excuser, répondit sèchement l'insulaire. Pour ma part, je n'ai pour ainsi dire jamais entendu parler de vous, si bien que j'ai le sentiment d'être fiancée à un inconnu."


"—À vingt-deux ans, il est urgent que vous conceviez un fils. Ma mère, Arhinia, avait dix-sept ans lorsque je suis né.

—Grand bien lui fasse. Moi, on a préféré m'éduquer."


"Certes, je ne suis pas un homme. Mais le sang n'a pas. de sexe, et rien ne pourra m'empêcher de le faire couler à vos côtés."


"—J'ignore si j'en aurais la force... [...]

—Tu l'auras, parce que c'est dans ta nature. Notre nature. Nous sommes les mères des futurs maîtres de ce monde. Nous sommes les ombres de ces hommes qui en font les lois. Et par-dessus tout, nous sommes les filles de l'océan : nulle vague ne saurait nous faire sombrer."


"L'union fait la force. La division fait l'ambition."

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