Le suppléant - Prince Harry
- mandyrighini
- 3 mars 2023
- 4 min de lecture
Le suppléant
Prince Harry
Paru en 2023
Chez Fayard

Résumé :
C’est l’une des images les plus marquantes du XXe siècle : deux jeunes garçons, deux princes, marchant derrière le cercueil de leur mère sous les regards éplorés – et horrifiés – du monde entier. Alors que Diana, princesse de Galles, rejoignait sa dernière demeure, des milliards de personnes se demandaient à quoi pouvaient bien penser les princes à cet instant, ce qu’ils ressentaient – et quelle tournure allait prendre leur vie désormais.
Pour Harry, voici enfin venu le moment de raconter son histoire.
Avant de perdre sa mère, le prince Harry, douze ans, était un enfant insouciant, un Suppléant rieur au côté d’un Héritier plus réservé. Le deuil a tout changé : difficultés à l’école, difficultés à gérer sa colère, à supporter la solitude – et, parce qu’il tenait la presse pour responsable de la mort de sa mère, difficultés à accepter que sa vie se déroule sous les feux des projecteurs.
À vingt et un ans, il rejoint l’armée britannique. La discipline lui donne un cadre, et deux déploiements en opération extérieure font de lui un héros dans son pays. Bientôt pourtant, il se sent plus perdu que jamais, victime de stress post-traumatique et d’attaques de panique qui le paralysent. Par-dessus tout, il attend toujours le grand amour.
Puis il rencontre Meghan. Le monde s’est passionné pour leur histoire d’amour digne d’Hollywood ; il s’est réjoui lors de leur mariage de conte de fées. Mais dès le début, Harry et Meghan sont harcelés par la presse, contraints de faire face, vague après vague, aux abus, au racisme et aux mensonges. Témoin des souffrances de sa femme, conscient du danger pour leur sécurité et leur santé mentale, Harry n’a pas trouvé meilleur moyen d’empêcher l’histoire de se répéter qu’en fuyant son pays natal. À travers les siècles, rares sont ceux qui ont osé quitter la famille royale. La dernière à avoir essayé, à vrai dire, fut sa mère…
Pour la première fois, le prince Harry raconte sa propre histoire. D’une honnêteté brute et sans fard, Le Suppléant est un livre qui fera date, plein de perspicacité, de révélations, d’interrogations sur soi et de leçons durement apprises sur le pouvoir éternel de l’amour face au chagrin.
Le prince Harry, duc de Sussex, est mari, père, acteur dans l’humanitaire et vétéran de guerre. Il milite pour l’écologie et s’engage pour la sensibilisation au bien-être mental. Il vit à Santa Barbara, en Californie, avec sa famille et leurs trois chiens.
Avis :
Ce livre est terminé et ma tête bourdonne de tous les côtés. De la famille royale, je ne connaissais rien. Non pas que je n'étais pas intéressée, je ne souhaitais simplement pas prendre part à cette folie médiatique, à mes yeux un peu risible.
J'ai préféré me tourner vers les mémoires de ce prince qui m'a toujours intriguée. Alors oui, j'ai conscience qu'il raconte l'histoire de son point de vue, certainement que sa famille ne tient pas le même discours. Pourtant, j'ai tenté de traiter ma lecture avec objectivité et je n'ai pu m'empêcher d'être touchée, parfois aux larmes.
La question que je me pose tout le temps en lisant des mémoires est : Est-ce-que tout est réellement vrai ? Mais cette fois, je me disais simplement "pourvu que tout ne soit pas vrai". Comment peut-on faire vivre tant d'horreur à une personne, aussi princière soit-elle ? Cette histoire a déchainé des tempêtes en moi. Je suppose que tout n'est pas tout blanc ou tout noir, mais cela donne une piètre image de la presse, l'appât du gain restant leur priorité.
Mais ce livre est loin de n'être qu'un cahier de doléances. On découvre surtout la vie de Harry à l'école, son amour pour l'Afrique, son départ et sa loyauté pour l'armée ainsi que sa surprenante et splendide rencontre avec Meghan. J'ai adoré leur love story et le souhait qu'il a de la protéger avant tout. En somme, ce sont des mémoires dignes des plus beaux romans fictifs contemporains.
J'ai aussi noté que les complots politiques ne sont pas l'apanage des romans fantaisistes. La famille royale ainsi que ses conseillers ne sont pas en reste et même si cela semble souvent nécessaire, tout n'est que machinations épuisantes.
Enfin, le prince nous livre son histoire avec transparence et humilité : le bon comme la mauvais, le triste comme le joyeux, les erreurs comme les réussites. Du comportement de Harry, j'ai décidé de ne retenir que le meilleur car mon cœur l'a senti sincère. Durant ces lignes, j'ai eu l'impression de vivre avec lui. Je tiens à conserver l'image d'un homme amoureux des animaux, avide de liberté et de justice, cherchant simplement à s'autoréaliser.
PS : je suis admirative du ghostwriter qui a écrit les mémoires du Prince Harry. Je trouve qu'il a fait un travail remarquable en se mettant à sa place et en faisant ressortir ses émotions avec brio. Les courts chapitres comme de mini histoires assemblées rendent aussi ce roman addictif et la lecture très fluide. Bref, ces mémoires ont marqué mon esprit.
"Le passé n'est jamais mort. Il n'est même jamais passé."
"Je crois que ton corps est né en Grande-Bretagne, mais que ton âme est née ici, en Afrique. C'est peut-être le plus beau compliment qu'on m'ait jamais fait."
"Je suis le maître de mon destin. Je suis le capitaine de mon âme."
"Mais à cet instant, j'ai eu le sentiment qu'il n'y avait peut-être qu'un seul visage pour moi. Celui-là."
"En définitive, l'amour passait bien après le droit. De fait, le droit avait vaincu l'amour en plus d'une occasion."
"Se défendre les uns les autres", n'est-ce pas la première règle de toute famille ?"





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