Le comte de Monte-Cristo, partie 1 - Alexandre Dumas
- mandyrighini
- 11 juil. 2025
- 3 min de lecture
Le comte de Monte-Cristo
Partie 1
Alexandre Dumas
Paru en 1844

Résumé :
Monte-Cristo est un surhomme, un grand seigneur fastueux dont Dumas disait modestement que Dieu ne pouvait rien lui refuser. Comte d’emprunt, il est d’abord Edmond Dantès, l’ancien marin jeté dix ans durant au fond du château d’If par des ennemis dont il ignore tout. La rencontre de hasard avec l’abbé Faria, prélat italien détenteur d’un fabuleux trésor, lui donne les moyens de sa vengeance...
Le captif s’évade. Dantès le mort vivant dispose maintenant d’une fortune démesurée. Il est au-dessus des lois. La justice est en marche, à la poursuite impitoyable des lâches et des criminels…
Avis :
Mieux vaut tard que jamais, je me suis enfin lancée dans ce classique qui me faisait de l'œil.
J'ai mis un peu de temps à l'appréhender. Je vous assure que la bête est conséquente, grosse, dense et tous les adjectifs qui vous viendront à l'esprit. Je pense que c'est dû à certains passages moins accrocheurs ou peut-être trop développés.
Néanmoins, j'ai aimé ma lecture. La plume de Dumas m'a autant convaincue qu'avec Les Trois mousquetaires. Elle est, selon moi, très accessible. Il sait apporter de l'intensité et de la nuance. Cela se ressent notamment sur son perso principal. Monte Cristo fascine, étonne, parait aussi inaccessible qu'authentique avec une singulière façon de se positionner sur le monde.
Et malgré la lenteur de certaines scènes, il y a pléthore d'action. On est happé dès le début par l'emprisonnement de Dantès à tort et son évasion spectaculaire !
S'ensuivra une divine vendetta. Edmond prévoit les choses en grand... autant pour les gentils que les coupables. Soyons francs, le revenge trope marche à toutes les époques. Le plan est tellement emberlificoté qu'on peine à y voir clair. C'en est à se demander si Edmond ne s'est pas lui-même perdu en route.
Et par moment, on se sent pris d'un éclair de lucidité : "Ah c'est là qu'il veut en venir..." Puis la machine se relance.
À quand le grand final ? J'ai hâte de voir ce que réserve la suite.
"Et c'est justement cela qui m'épouvante, dit Dantès, il me semble que l'homme n'est pas fait pour être si facilement heureux ! Le bonheur est comme ces palais des îles enchantées dont les dragons gardent les portes. Il faut combattre pour le conquérir, et moi, en vérité, je ne sais en quoi j'ai mérité le bonheur d'être le mari de Mercédès."
"Le roi ! Je le croyais assez philosophe pour comprendre qu'il n'y a pas de meurtre en politique. En politique, mon cher, vous le savez comme moi, il n'y a pas d'hommes, mais des idées ; pas de sentiments, mais des intérêts ; en politique, on ne tue pas un homme : on supprime un obstacle, voilà tout."
"Et maintenant, dit l'homme inconnu, adieu bonté, humanité, reconnaissance... Adieu à tous les sentiments qui épanouissent le cœur !... Je me suis substitué à la Providence pour récompenser les bons... que le Dieu vengeur me cède sa place pour punir les méchants !"
"Il y a une lutte de la nature contre cette divine substance, de la nature qui n'est pas faite pour la joie et qui se cramponne à la douleur. Il faut que la nature vaincue succombe dans le combat, il faut que la réalité succède au rêve ; et alors le rêve règne en maître, alors c'est le rêve qui devient la vie et la vie qui devient le rêve : mais quelle différence dans cette transfiguration !"
"À tous maux il est deux remèdes : le temps et le silence."





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