La troisième vengeance de Robert Poutifard - Jean-Claude Mourlevat
- mandyrighini
- 30 déc. 2024
- 2 min de lecture
La troisième vengeance de Robert Poutifard
Jean-Claude Mourlevat
Paru en 2009
Chez Folio jeunesse
Résumé :
Comment occuper sa retraite quand on a été toute sa vie instituteur en CM1 ? Robert Poutifard n'a qu'une idée en tête se venger de ses anciens élèves. Leur faire enfin payer ces années de chahut et d'humiliation ! La vengeance est un plat qui se mange froid, et Robert Poutifard leur prépare une vraie surprise du chef. Ces sales mômes vont vraiment déguster !
Avis :
Je connais J-C Mourlevat pour des romans jeunesse plus dramatiques. Oui, évidemment, l'Enfant Océan... Du coup, j'étais curieuse de le retrouver avec ce genre humoristique.
Pari réussi. J'ai passé un bon moment. C'est le type de roman pour enfant, potache et loufoque, qui ne peut que séduire. A l'instar du Môme en conserve, de la Bête et Bethany ou encore de Matilda, on dirait un pseudo conte des temps modernes. Le truc improbable à la limite du fantastique.
Parce qu'on est bien d'accord, dans la vraie vie, à aucun moment un prof retraité va se venger de ses élèves de cette façon. OK, ils en ont tous déjà certainement rêvé la nuit mais c'est resté à l'état de chimère. Non, non, un énorme chien ne rentre pas peinard dans un palace ! Mais bref, certaines scènes m'ont fait pouffer de rire comme une gamine.
La plume aussi est cool. Il y a une distance qui bizarrement nous implique encore plus. J'ai adoré les bilans que faisait Poutifard de certaines scènes. Impossible de ne pas rire !
Enfin, que serait ce "conte" sans une morale ? La vengeance est un plat qui se mange froid mais est-il réellement bon ? Rien de satisfaisant finalement. Robert l'apprendra à ses dépends. J'ai été touchée par les derniers instants, surtout avec le petit frère d'une des élèves. Les message est bien passé, croyez-moi !
En conclusion, je pense que c'est avec des livres comme celui-ci qu'on peut donner le goût de la lecture aux enfants à l'école !
"Mais Robert Poutifard n'en oublia pas pour autant son enfance malheureuse. Et quelques années plus tard, au moment de choisir ses études, il s'orienta vers le seul métier où il pourrait se venger tout à son aise des petits morveux qui l'avaient fait tant souffrir autrefois : il décida de devenir... instituteur."
"Bonne retraite, monsieur Poutifard !"






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