L'histoire sans fin - Michael Ende
- mandyrighini
- 2 janv. 2025
- 3 min de lecture
L'histoire sans fin
De Michael Ende
Paru en 2014
Chez Hachette

Résumé :
Bastien Balthasar Bux a douze ans. Orphelin de mère, élevé par un père absent, il s'évade de son quotidien grâce à sa passion pour la lecture. Un matin, il entre dans une librairie et dérobe un livre ancien. Un livre pas comme les autres, qui décrit un monde peuplé d'elfes et de monstres ...
Mais le Pays Fantastique est rongé par un mal étrange et vit une lente agonie. Un héros, Atréju, est nommé par la Petite Impératrice, souveraine incontestée, pour accomplir une grande quête: trouver un remède afin de sauver leur monde.
Et voilà que Bastien, irrésistiblement, passe de l'autre côté du miroir et entre dans l'histoire, l'histoire sans fin ...
Best-seller traduit en vingt-sept langues, L'Histoire Sans Fin est un phénomène de l'édition mondiale. Un grand film de Wolfgang Petersen en a été tiré.
Avis :
Petite, j'étais tombée sur le film. J'avais été fascinée et effrayée par l'ambiance si bien que j'avais zappé. Je l'avais aussi pris au pied de la lettre, vivant vraiment cette intrusion dans le livre et ayant peur qu'il n'y ait pas de fin. 4 flashs m'ont marquée : la mort du cheval, un dragon blanc, une grosse tortue et un jeune garçon aux cheveux mi-longs. Voilà avec ça, j'ai été perturbée à vie...
Puis, j'ai acheté le livre sur un coup de tête, l'ai enterré dans un coin et viens de me décider à le sortir 10ans plus tard. Comme quoi il dégage quelque chose de magique. Bon ça, c'était la petite touche perso pour vous montrer l'étendue de ma folie. Sinon, je ne regrette pas d'avoir lu ce classique jeunesse.
Il s'agit d'un conte philosophique, qu'on pourrait presque qualifier d'ésotérique. Il est aussi simple que complexe et prétend à plusieurs niveaux de lecture. Malgré l'aspect aventureux et les descriptions magiques, on est loin du simple conte pour enfant.
Mon seul bémol serait la longueur. J'ai pu survoler des passages. Pourtant, ça ne m'a pas empêchée de m'imprégner pleinement de cette atmosphère mystique et de m'extasier devant les créatures.
Et puis, il y avait foule de messages que je prenais plaisir à déceler. On parle entre autres de rêves, d'individualisme, d'acceptation physique, du regard des autres, de cupidité ou encore de la balance entre le bien et le mal.
Mais surtout, outre la mise en abyme qui donne le vertige au lecteur, ce livre nous parle des désirs, du risque de se perdre en chemin. Finalement, à tout âge, la quête de soi n'est-elle pas la raison d'être de chaque individu ?
"Mais chose étrange, à force de se répéter, l'épouvantable cesse peu à peu d'épouvanter."
"Mais toi, Atréyu, qu'es-tu en réalité ? Es-tu un jeune garçon ou bien un morceau de fer, pour ne pas connaître la peur."
"Tu me demandes ce que tu seras là-bas ? Mais qu'es-tu donc ici ? Qui êtes-vous donc, vous les créatures du Pays Fantastique ? Vous êtes des fictions, des chimères au Royaume de la Poésie, des personnages dans une histoire sans fin ! Te considères-tu toi-même comme réel, gamin ?"
"Rien ne donne un plus grand pouvoir sur les hommes que le mensonge. Car les hommes, gamin, vivent d'idées. Et ces idées, on peut les orienter. Ce pouvoir, c'est la seule chose qui compte."
"C'est seulement leur nom véritable qui donne aux êtres et aux choses leur réalité, dit-elle. Un faux nom rend tout irréel. C'est ainsi qu'opère le mensonge."
"A cet instant précis, Bastien fit une très grave expérience : on peut-être convaincu de désirer quelque chose - et même pendant des années - tant qu'on sait que ce désir est irréalisable. Mais, si l'on se trouve subitement face à la possibilité de voir ce rêve se transformer en réalité, on ne souhaite plus qu'une chose : n'avoir jamais désiré cela."
"Tu as suivi le chemin de tes désirs et il ne va jamais tout droit. Tu as fait un grand détour, mais c'était ton chemin."





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