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King Kong théorie - Virginie Despentes

  • mandyrighini
  • 1 févr. 2025
  • 3 min de lecture

King Kong théorie

Virginie Despentes

Paru en 2007

Chez Le livre de poche

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Résumé :

Tout à la fois manifeste autobiographique et plaidoyer percutant pour un nouveau féminisme, ce récit intime et militant porte un regard dérangeant sur la “féminité” et le rapport entre les sexes aujourd’hui. L’auteur de "Baise-moi" raconte pour la première fois, avec pudeur et véhémence, comment elle est devenu Virginie Despentes et conteste les discours bien-pensants sur le viol, la prostitution et la pornographie.


Avis :

Il y a des choses qu'on ne voit pas ou peut-être qu'on préfère ne pas voir, je ne sais pas trop.

Avec son essai autobiographique et féministe, Virginie Despentes s'applique à nous montrer l'envers du décor de ce que c'est, être une femme. On l'accepte ou pas, ses mots ne peuvent laisser indifférent.

Elle se dit punk-rock, j'en retiens qu'elle est aussi cash que trash. Sa plume est crue, on peut laisser sa pudeur au placard. Pourtant, je ne l'ai jamais trouvé sciemment dégradante. J'ai juste noté quelques longueurs dans le dernier chapitre. Pour moi, tout avait été dit et on commençait à tourner en rond.

En même temps, impossible d'être dans un jugement total. elle nous livre son expérience sans tabou. Elle apporte ses nuances sur le viol, la prostitution et le porno.

Elle dénonce la place de la femme à tous les niveaux, faisant sans cesse un parallèle avec les hommes. Sa façon de parler du mariage, de la maternité a fait écho en moi. Elle insiste aussi sur l'acceptation de soi, de ses besoins et au passage remet le sexe à sa juste place.

Toutefois, est-il seulement question de mysoginie ambiante ? OK, le patriarcat existe mais est-ce que cet enjeu sociétal peut se réduire au simple genre ? Plus globalement, le livre aborde la répression, la politique ou encore l'inégalité des classes au travers de la révolution féministe.

En bref, Virginie Despentes redéfinit le mot pute et arrive avec une facilité déconcertante à questionner aussi bien les femmes que les hommes sur leur identité.

"Les rares fois où j'ai cherché à raconter ce truc, j'ai contourné le mot "viol" : "agressée", "embrouillée", "se faire serrer", "une galère", whatever... C'est que tant qu'elle ne porte pas son nom, l'agression perd sa spécificité."


"Pourtant, le jour où les hommes auront peur de se faire lacérer la bite à coups de cutter quand ils serrent une fille de force, ils sauront brusquement mieux contrôler leurs pulsions "masculines", et comprendront ce que "non" veut dire."


"Quand on est une pute, on sait ce qu'on est venue faire, pour combien, et tant mieux si par ailleurs on prend son pied ou on satisfait de la curiosité. Quand on est une femme libre de son choix, c'est beaucoup plus compliqué à gérer, moins léger, finalement."


"Etre complexé, voilà qui est féminin."


"Mais à force de les entendre se plaindre que les femmes ne baisent pas assez, n'aiment pas le sexe comme il faudrait, ne comprennent jamais rien, on ne peut s'empêcher de se demander : qu'est-ce qu'ils attendent pour s'enculer ?"


"Le féminisme est une révolution, pas un réa-ménagement des consignes marketing, pas une vague promotion de la fellation ou de l'échangisme, il n'est pas seulement question d'améliorer les salaires d'appoint."


"Une vision du monde, un choix. Il ne s'agit pas d'opposer les petits avantages des femmes aux petits acquis des hommes, mais bien de tout foutre en l'air."

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