Eragon - Christopher Paolini
- mandyrighini
- 15 oct. 2024
- 3 min de lecture
Eragon
L'Héritage, tome 1
Christopher Paolini
Paru en 2005
Chez Bayard jeunesse
Résumé :
Un garçon...
Un dragon...
Une épopée...
Voilà bien longtemps que le mal règne dans l'Empire de l'Alagaësia... Et puis, un jour, le jeune Eragon découvre au coeur de la forêt une magnifique pierre bleue, étrangement lisse. Fasciné et effrayé, il l'emporte à Carvahall, le village où il vit très simplement avec son oncle et son cousin. Il n'imagine pas alors qu'il s'agit d'une oeuf, et qu'un dragon, porteur d'un héritage ancestral, aussi vieux que l'Empire lui-même, va en éclore... Très vite, la vie d'Eragon est bouleversée. Contraint de quitter les siens, il s'engage dans une quête qui le mènera aux confins de l'Alagaësia. Armé de son épée et guidé par les conseils de Brom, le vieux conteur, Eragon va devoir affronter, avec son jeune dragon, les terribles ennemis envoyés par le roi dont la malveillance démoniaque ne connaît aucune limite.
Eragon n'a que quinze ans, mais le destin de l'Empire est désormais entre ses mains !
Avis :
Des présentations ? Inutiles ! Cet heroic fantasy jeunesse continue de traverser les âges. Shame on me. Je ne le lis que maintenant. Petite, je rêvais de le prendre mais j'étais trop une flippette pour oser me lancer.
Et comme j'ai un don pour tout faire à l'envers, j'ai commencé par Murtagh. Du coup, j'avais peur de m'ennuyer, connaissant déjà les gros PT, mais que nenni !
J'ai adoré rencontrer Eragon pour de bon, voir l'Alagaësia avec ses yeux. OK, c'est le héro et son perso est bien construit mais j'annonce, Murtagh restera mon chouchou. Et non, rien ne parviendra à me faire changer d'avis ! Le caractère d'Eragon n'a pas complètement matché avec moi.
Je n'en dirais pas autant de Saphira. Si vous voulez des dragons, des vrais, vous êtes au bon endroit. Ils sont là, et personnifiés à souhait. Pour le moment, on ne connait que Saphira mais elle a su s'imposer et prendre sa place dans le roman. Fichu caractère fumant, elle est aussi la sagesse qui peut manquer à son dragonnier.
Durant cette épopée, outre les décors montagneux qui en mettent plein les yeux, on y croise aussi des nains, des elfes, des créatures pas très sympa, d'autres un peu plus. Mais pas trop, faudrait pas pousser...
Et je pense que l'originalité vient de la plume masculine. Elle rend les descriptions factuelles, dans le bon sens du terme, et apporte une intensité toute en force. J'adore la virilité qui se dégage de l'aventure et qui colle si bien avec le genre.
Enfin, l'importance de Zar'roc m'a emballée. La notion de destinée est présente, découvrir son passé et son potentiel futur était enivrant. Pour un objet, cette épée semble avoir une âme et évolue avec des spécificités plus qu'humaines.
En conclusion, j'aurais dû lire cette saga depuis longtemps et l'Alagaësia n'en a pas fini avec moi !
"Respecte le passé, c'est lui qui t'a façonné, ne l'oublie jamais !"
"Ne vous soumettez à personne, ni de corps, ni de cœur. Sachez garder votre esprit libre de toute entrave. Combien se croient libres, qui ne sont que prisonniers sans menottes !"
"Rien n'est plus dangereux qu'un ennemi qui n'a rien à perdre, pensa-t-il. C'est ce que je suis devenu."
"S'il arrive quoi que ce soit, je t'attacherai de force sur mon dos et je ne te laisserai plus jamais mettre pied à terre."
"Moi aussi je t'aime."
"Alors, je t'attacherai encore plus serré."
"Personne ne peut le décider à ta place. Beaucoup de gens sont morts pour leurs idées ; ce destin est devenu tristement banal... Le vrai courage est peut-être de vivre pour ce qu'on croit, quitte à souffrir."
"-D'accord, c'est toi qui iras, concéda-t-il à contrecœur.
Murtagh s'esclaffa.
-Et on en fera une légende ! Celle du dragonnier qui, à lui tout seul, a vaincu l'armée du roi."
"J'essaie seulement de rester en vie, argumenta Murtagh. Aucune vie ne m'est plus précieuse que la mienne."
"Mon esprit est le seul sanctuaire que nul n'ait jamais violé en moi. Des hommes ont essayé de s'y introduire par le passé ; mais j'ai appris à le défendre avec la dernière vigueur, car mes pensées intimes sont l'unique endroit où je sois en sûreté."
"C'est ton destin qui te façonne, dit Saphira. A chaque âge, on a besoin de symboles. Peut-être le tien t'est-il tombé dessus sans crier gare. Aucun paysan ne devient Dragonnier par hasard. Ton nom annonçait une histoire qui se continue -ou qui se termine- à travers toi."






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